Épuisement professionnel : sortir du mode survie et retrouver votre souffle
- Grégory RENAUX

- 6 déc. 2025
- 6 min de lecture

Quand la fatigue ne passe plus : reconnaître l’épuisement professionnel
Il y a des périodes où l’on est simplement fatigué : une grosse semaine, un projet important, un imprévu familial…
On se repose, on se recentre, et ça finit par redescendre.
Et puis il y a autre chose.
Un état où la fatigue ne remonte plus vraiment.
Vous vous levez déjà épuisé(e), vous vous couchez vidé(e), et même les week-ends ou les jours off ne suffisent plus à recharger les batteries.
L’épuisement professionnel peut ressembler à :
une fatigue profonde, qui s’installe et s’accroche,
l’impression de fonctionner en “pilotage automatique”,
de moins en moins de plaisir au travail, même dans ce que vous aimiez,
une irritabilité accrue, des réactions disproportionnées pour des “broutilles”,
une difficulté à se concentrer, à mémoriser, à prendre des décisions,
la sensation que tout devient lourd, compliqué, énergivore.
Ce n’est pas un manque de volonté.
Ce n’est pas une faiblesse de caractère.
C’est souvent le signe que vous avez trop tenu, trop longtemps, en tirant sur des ressources qui n’avaient plus le temps de se régénérer.

Hyperperformance et perfectionnisme : quand “tenir bon” finit par casser
Beaucoup de personnes en épuisement professionnel ne sont pas “fragiles”.
Ce sont souvent des personnes très engagées, consciencieuses, impliquées, qui ont appris à “tenir”, à “assurer”, quoi qu’il arrive.
À l’intérieur, il y a parfois une petite voix qui répète :
“On ne va pas se plaindre.”
“Je dois faire mes preuves.”
“Je ne peux pas décevoir.”
“Les autres y arrivent bien.”
Petit à petit, cela peut donner :
La petite voix du “fais un effort de plus”
Vous restez plus tard “juste pour finir”.
Vous acceptez une tâche supplémentaire “parce que ce n’est pas grand-chose”.
Vous répondez encore à ce mail, encore à ce message, même si votre corps vous dit stop.
À court terme, ça donne l’image de quelqu’un de fiable, solide, sur qui on peut compter.
À long terme, le coût est lourd : le corps et le système nerveux paient la facture.
L’impression de ne jamais en faire assez
Même lorsque vous accomplissez beaucoup, la satisfaction ne dure pas.
Une fois une tâche terminée, votre attention se tourne tout de suite vers ce qui reste à faire.
La barre est toujours un peu plus haut, et vous finissez par ne plus voir ce que vous avez déjà donné.
Ce mécanisme d’hyperperformance est souvent socialement valorisé… jusqu’au moment où il bascule en surcharge chronique.
C’est très fréquemment ce qui se cache derrière l’épuisement professionnel.

Charge mentale : quand tout déborde, même en dehors du travail
L’épuisement ne vient pas seulement du travail en lui-même.
Il vient aussi de tout ce qui s’ajoute autour :
gérer l’organisation familiale,
penser à tout, pour tout le monde,
s’occuper des démarches administratives,
porter la responsabilité financière,
être disponible pour les autres, même quand vous n’avez plus de réserve.
Plusieurs casquettes en même temps
Dans une même journée, vous pouvez être :
professionnel(le) impliqué(e),
parent, conjoint(e), ami(e), enfant de…,
gestionnaire de la logistique quotidienne,
et parfois encore celui/celle qui “prend sur lui/elle” pour ne pas inquiéter les autres.
La charge mentale, ce sont toutes ces tâches visibles et invisibles qui occupent votre tête en permanence.
Même quand vous êtes assis sur un canapé, votre esprit continue à tourner à plein régime.
Le corps comme baromètre
Votre corps finit souvent par parler avant vous :
tensions dans le dos, la nuque, la mâchoire,
troubles du sommeil (difficulté d’endormissement, réveils nocturnes, réveils sans récupération),
maux de tête, boule au ventre, oppression dans la poitrine,
envie de fuir, de tout arrêter, de “disparaître quelques jours”.
Ce sont des signaux d’alerte.
Pas des preuves que vous êtes “trop sensible” ou “pas adapté(e)”.
Des signaux que quelque chose, dans votre rythme ou dans vos équilibres, doit être réajusté.

Il n’est pas nécessaire d’attendre le mur
On pense souvent :
“Je verrai quand ce sera vraiment grave.”
“Ce n’est pas le moment de lever le pied.”
Le problème dans l'épuisement professionnel, c'est que le corps finit parfois par imposer le mur :
arrêt maladie, effondrement, incapacité à continuer comme avant.
Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être complètement au bout pour commencer à :
simplifier certaines choses,
dire non à certaines demandes,
réduire un rythme devenu intenable,
remettre un peu d’espace entre le travail et votre vie personnelle.
Faire ce pas de côté n’est pas un abandon.
C’est une manière de protéger ce qui compte vraiment : votre santé, vos relations, votre futur, votre capacité à continuer à exercer votre métier sans vous y perdre.
Et si vous n’y arrivez pas seul(e), c’est normal.
Votre système a pris l’habitude de “foncer”. Il a parfois besoin d’un cadre pour réapprendre à s’arrêter.

Comment l’hypnose peut vous accompagner dans l’épuisement professionnel
L’hypnose thérapeutique, associée à la sophrologie et à la psychologie positive, peut vous aider à agir sur plusieurs niveaux à la fois :
le corps, qui a besoin de retrouver des temps de récupération profonde,
le mental, qui a besoin de desserrer la pression,
vos modes de fonctionnement (perfectionnisme, hyperresponsabilité, auto-critique),
et la façon dont vous vous autorisez (ou non) à poser des limites.
En séance, nous travaillons notamment sur :
Apaiser un mental en surchauffe
Apprendre à sortir du mode “veille permanente” :
relâcher le flux de pensées en boucle,
calmer le système nerveux qui reste en alerte même le soir ou la nuit,
retrouver des moments de présence simple, sans être constamment projeté(e) dans ce qu’il reste à faire.
Renouer avec le corps et ses signaux
L’hypnose permet de vous reconnecter en douceur à vos ressentis :
repérer quand la fatigue commence vraiment à s’installer,
identifier les situations qui vous vident le plus,
différencier le bon stress (stimulant) du stress qui épuise.
Et surtout :
réapprendre à tenir compte de ces signaux sans les balayer systématiquement.
Reposer des limites et des priorités
En profondeur, un travail peut s’engager sur :
la peur de décevoir,
la difficulté à dire non,
les croyances du type “si je ralentis, tout va s’écrouler” ou “je dois toujours faire plus”.
Sous hypnose, on peut revisiter ces automatismes et installer des fonctionnements plus justes :
préserver votre santé,
continuer à faire du bon travail,
sans vous sacrifier en permanence.
Se reconstruire après un burn-out
Si vous avez déjà connu un burn-out, l’enjeu est double :
ne pas vous précipiter dans une nouvelle sur-adaptation,
reconstruire une manière de vivre et de travailler qui respecte mieux votre réalité.
L’hypnose peut vous aider à :
intégrer ce qui s’est passé,
alléger le poids de la culpabilité ou de la honte,
retrouver confiance dans vos capacités,
et avancer à un rythme plus aligné.
🧩 Pour en savoir plus sur la façon dont l’hypnose est utilisée dans l’accompagnement de l’épuisement professionnel, vous pouvez consulter la page dédiée à l’hypnothérapie à Paris.

Comment se déroule un accompagnement en pratique ?
En cabinet, à Paris 10 (République) ou à Paris 11 (Ménilmontant), ainsi qu’en téléconsultation, j’utilise l’hypnose thérapeutique, la sophrologie et la psychologie positive pour vous aider à agir sur plusieurs niveaux à la fois.
En général :
Première séance
temps d’échange pour comprendre votre situation actuelle,
votre parcours professionnel,
la façon dont l’épuisement s’est installé,
ce que vous souhaitez changer concrètement (rythme, limites, équilibre de vie).
Séances suivantes
travail sous hypnose (ou combinant hypnose, sophrologie et psychologie positive),
apprentissage de techniques d’apaisement utilisables entre les séances,
travail sur les croyances et automatismes qui vous ramènent à la surcharge,
accompagnement dans les ajustements concrets (rythme, organisation, positionnement professionnel).
Le nombre de séances varie selon les personnes et les situations.
On avance étape par étape, en respectant votre rythme et votre réalité.

Quelques pistes pour alléger la pression au quotidien
En parallèle d’un éventuel accompagnement, vous pouvez déjà commencer à :
Réduire les “ajouts invisibles”
Tout n’a pas besoin d’être parfait. Certaines tâches peuvent être faites “suffisamment bien” sans y mettre 150 % de votre énergie.
Créer des mini-zones de respiration
5 minutes de pause réelle (sans téléphone, sans mails) plusieurs fois par jour peuvent déjà faire une différence pour votre système nerveux.
Distinguer l’urgent du simplement bruyant
Ce qui arrive en premier dans votre boîte mail ou vos messages n’est pas forcément ce qui mérite votre priorité.
Parler de ce que vous traversez
À un proche, à un collègue de confiance, à un professionnel :
sortir de l’isolement est souvent un premier pas puissant.
Ces pistes ne “réparent” pas à elles seules un épuisement bien installé,
mais elles peuvent déjà commencer à desserrer l’étau et vous redonner un petit peu de marge intérieure.

Et si vous n’aviez pas à gérer ça seul(e) ?
Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, c’est sans doute que vous avez déjà beaucoup tenu.
Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être complètement à bout pour demander de l’aide.
Un accompagnement en hypnose peut vous offrir :
un espace sécurisé pour poser ce que vous traversez,
des outils concrets pour apaiser votre système nerveux,
un travail plus profond sur vos modes de fonctionnement,
et un soutien pour reconstruire un équilibre qui vous ressemble.
🧩 Si vous sentez que c’est le bon moment pour vous faire accompagner,
vous pouvez prendre rendez-vous directement en ligne, en cabinet ou en téléconsultation.





